dimanche 25 août 2013

Et là je passe le crachoir à (roulement de tambour),,,,,,Marjo

Sérieux moi je vois de la graine de blogueuse là.

Bonjour Yuan,

Comme tu peux le voir sur les  photos, l'autre soir - après souper -  j'allais cahin-caha (bon peut-être pas cahin-caha, mais je trouve ces mots jolis et rarement employés) pour cueillir des bleuets et que vois-je à l'endroit où je les cueille, ordinairement ? Deux chevreuils voleurs de bleuets. Tu penses bien qu'ils bouffent les plus gros ; pas fous ces  cervidés ! Ils doivent penser qu'ils viennent du Lac St-Jean et non de Saint-Zénon. Il est permis de rêver même pour les chevreuils, non ?

 En me voyant avancer caméra à la main (je la prends toujours avec moi, car mon bucolique village est presque un jardin zoologique ; chevreuils, ours et autres voleurs de petits fruits)  ça ne les a pas dérangé et ils ont continué à déguster ces petits fruits bleus. Tu peux voir sur la deuxième photo que ma présence ne les a pas effarouchés et ils me regardaient comme si c'était moi l'intruse dans leur environnement.

Donc, tout ce qui reste de mes jadis gros bleuets, c'est ce que tu peux voir sur les deux dernières photos. Ils sont bien bons et sucrés - est-ce dû à toute la pluie de juillet, no sé ! Ils étaient plus gros avant que je ne les photographie, je te jure sur la tête de ces chevreuils.

Prochaines photos : la famille ours (non, je ne suis pas Boucle d'Or, tout le contraire ; je suis plutôt Boucle brune) donc, prochaines photos papa ours, maman ours et bébé ours (in your dream.)

Bonne fin de semaine à toi Yuan et merci de tes billets plein d'humour et souvent de poésie.

Marjo





Marjo

(Via Yuan)

P.S. mis à part une toute petite correction grammaticale, je n'ai rien changé, pas une virgule, même pas l'ordre des photos.

mercredi 21 août 2013

Cou don, ch'tu mort moué là ???

Tel que promis à Michèle chuis allé checker au chalet famillial la situation beluetwise.

Cé t'y la chaleur ? Cé t'y l'incessante flotte qu'on a connu cet été ?

Résultat, rareté et chétiveté de la baie bleue, comme en témoigne ces quelques clichés.



Tellement peu inspirant que je n'ai même pas oser y gôuter, c'est dire.

Bon c'est dit ça.

Maintenant c'est quoi ce putain de titre ???

En chemin vers les contrées embleuettées j'ai du passer ici, le tunnel, la lumière,,,,,d'jou got it ???

                                   video

Yuan
                         
p.s. L'audio, Rad Can, P.M. avec Patrick Masbourian, bin oui en mazda c'est toujours le première chaîne (ici) ???

dimanche 4 août 2013

Je sors du placard,,,,,

(Pré-scriptum : billet résolument atypique, des liens, des audios, de la lecture, des citations, des opinions, du sérieux, pas de photos, (presque) pas de cabotinage, on a kidnappé mon Yuan.)

Es-tu bien assis, je vais te faire des révélations qui vont te renverser.
1) Je suis hétérosexuel.
2) J'aime les femmes.
Tu es entrain de te dire;"Il se répète le Yuan".

Pas du tout.
Il serait vain d'épiloguer sur la citation no 1, me semble que ça laisse peu de place au doute, je suis un homme, les échanges charnels que j'ai, que j'ai eu et que j'aurai sont, ont été et serons avec des femmes.

Hier, je suis à quelque 100 kilomètres de chez moi, en sortant du Canayen Tailleur je croise une jeune fille, on se connait, j'ai envie de dire "de vue" car elle bossait dans un resto tout près de ma shoppe avant de déménager à St-Armand-de-Zampus.

C'est elle qui m'a reconnu, on échange des banalités, on est bien contents de se revoir, que tout aille bien pour elle et pour moi, et comme je l'ai toujours connu souriante, enjouée, sûre d'elle même, je lui tourne un compliment subtilement saupoudré d'un petit twist salé, 20% salé, pas plus, je le jure.
Elle en rigolle de bon coeur, "Vous avez pas changé vous, toujours le petit mot gentil", bécôt sur la joue, bye là.

Voilà pourquoi je dis que j'aime les femmes, elles illuminent mes jours, elles me confortent, me réchauffent le coeur, du moins la plupart d'entre elles.

Quelques précisions s'imposent.
Je suis son ainé par un solide 35 ans, environ.
Elle est vêtue très sobrement, casual je dirais.
Elle prend soin d'elle, ce qui lui fait un physique d'enfer.

**Avertissement: l'expression "physique d'enfer" est la plus vulgaire, la plus offensante, la plus dégradante que tu liras dans ce billet.

Je regagne la Mazda, en souriant.

Je lance le moteur, la radio est en marche sur rad-can, et là, j'apprend avec stupeur que je serais un vieux cochon libidineux, dégoutant, dominateur, harcelleur, violeur en devenir, j'en passe et des pires.

Mais comment diable cette madame Lussier, dans un studio de radio situé à des centaines de kilomètres, à pu percevoir que j'ai eu, l'espace de deux secondes, une pensée pas très catholique en regardant s'éloigner cette jeune fille ?

Sidéré, j'en suis complètement sidéré.

Un hasard ? J'en doute fort, elle me parle, à moi, dans la radio, elle me dit qu'elle ne porteras plus sa petite robe blanche à cause de satyres dans mon genre, elle me dit qu'elle n'a pas envie de se faire complimenter aujourd'hui, demain peut-être, mais pas aujourd'hui, et encore pas n'importe comment, pas par n'importe qui, les roux, les gros, les vieux, les ouvriers, les mécaniciens, s'abstenir.

S'abstenir ouain, mais ne pas perdre espoir car un jour, peut-être ça lui tenteras qui sait de "débarrer" les vieux, le lendemain ceux qui doivent se salir les mains au travail, le jour suivant, les chauffeurs de camion, un autre jour encore, les obèses.

Faut pas se décourager, notre tour viendra

Donc, si je résume, si on voit au loin une jolie femme, et qu'on a envie d'être gentil en lui lançant un sourire, un hello sonore, une oeillade transversalle on doit d'abord s'assurer que la dite est dans la bonne disposition,
En somme on n'a qu'à deviner le mood de la dame, ou encore si on est sur la liste rose, ce jour là.

Autre subtilité, parait-il qu'elle n'a pas toujours envie de recevoir un compliment, encore une fois notre capacité divinatoire devra être mis à contribution, mais peut-être que demain,,,

Une sérieuse introspection est également de mises pour nous les hommes, je dois me demander, avant d'oser une gentillesse, pourquoi je ferais ça ? Quelle est cette pulsion malsaine ? Est-ce mon animalité profonde qui cherche à s'exprimer ? Suis-je mystérieusement envoûté par un machisme sournois ?

Entre hommes on se dit souvent que c'est dont compliqué les femmes, jamais on ne se serait douté que ça pouvait aller loin de même.

Mme Lussier parle de dictat des hommes dans les choix vestimentaire, je sais je sais, il faut pas généraliser mais écouter bien l'entrevue, y a pas de nuance dans les propos de Mme Lussier, elle mentionne bel et bien les hommes, sans l'ombre d'une nuance, sans compter ses soupirs biens sentis aussitôt que quiconque ose émettre une opinion qui lui annonce une ombre d'opposition, même à la radio on voit clairement le geste, le balayage du revers de la main, le dédain, a travers les speakers coule sur le tapis.

Tout serait tellement plus simple si nous, les hommes, nous contentions de fixer le sol silencieusement, respectueusement, humblement, comme les charmants enfants de choeur des années 40/50, comme conçus à la chaîne, standardisés, moulés, moutonnés, façonnés selon les désirs de quelques intellectuelles éclairées.

Fidèle lecteur, fidèle lectrice, heureusement dans mon cas, tu n'as rien à craindre, continue d'être belle, continue de porter des fringues qui te font du bien, qui te boostent la confiance, continue de sourire, continue d'être femme, épanouie, évoluée, vibrante parce que de mon côté sourires, oeillades et complicitées  feront toujours partie de mon essence car, du cochon j'ai gardé la tête.

L'entretien ici.

Le billet, les commentaires sont très intéressants.
http://urbania.ca/blog/4197/la-robe-que-je-ne-porte-plus-pour-une-raison-x

Décidément Judith Lussier ne manque pas de tribunes.
Mme Lussier au 98,5 FM

Dire que cette histoire a enflammé la toile est un euphémisme.
Le blogueur Tchendoh en traite, d'ailleurs dans son billet il se décrit un peu face aux interactions sociales. Je me permet de souligner quelques points que nous avons en commun.


-Ce qui m’énerve, c’est que je trouve qu’on va très loin dans les récents textes qui dénoncent le harcèlement de rue. 
-je trouve de moins en moins évidente l’importante ligne qui me sépare de ces hommes violeurs ou agresseurs ou harceleurs dont on parle dans ces articles.
-Je veux aussi préciser que je suis à 100% pour l’égalité homme-femme et tout ce qu’il y a plus de plus moderne en terme d’égalité. 
-JAMAIS je ne chercherais à défendre ces gars-là. Je ne me reconnais pas dans le comportement de ces gars-là et je les considère au minimum caves et tout dépendant de leurs actions, mon jugement s’escalade jusqu’à maniaque dangereux.
-on est de plus en plus rapide sur ce qui est considéré comme du harcèlement sexuel.
-je n’ai jamais sifflé une fille que je ne connais pas sur la rue de toute ma vie.
-Ce que je dis et que j’essaie de dénoncer, c’est que de considérer tous les hommes qui matent des filles comme des violeurs, c’est rendu un peu too much et sincèrement, c’est offensant. 
-Et même si je comprends que les filles vivent des situations horribles que je ne peux même pas m’imaginer, je ne pense pas que généraliser sur les hommes aidera en quoi que ce soit la situation.

Le billet de Tchendoh

Ne manque pas de lire tous les commentaires.

Yuan