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lundi 14 avril 2014

Triste fin,,,






Pourquoi jme vois toujours dans le role du taureau, shit.

Yuan

samedi 8 septembre 2012

Billet numéro 100,,,,,

Ce matin à Rad-Can (radio) y passaient une émission sur Plume.

Ça m'a rappelé 2 billets.

La toune qui me fait brailler à tout coup, Papa, Maman de Patachou et Brassens, avec une mention honorable à Dust in the Wind de Kansas.

Dust  in the Wind , en  particulier me chatouille les lacrymales parceque c'était la toune préférée d'André, un pote fauché trop tôt, beaucoup trop tôt, fuck le gros j'm'ennuie de toué.

Dans ce temps là, les bars ça farmais binke trop de bonne heure, 3h A.M. on commençais juss à se réchauffer, à peine réchauffé, pas encore chaud, chaudasse mettons, ouain,,,,chaudasse, pompette, enfin, tu vois le genre.

Sua biere ch'tais accoté en baptême, André itou, à nos deux on faisait peur à une 24 avant de sortir, juré, sua tombe à André.

Fa que, une 24, la taverne, les sauterelles, on appelait les danseuses de même, on trouvait que "sauteuse" ça fait vulgaire, surtout pour des étudiantes en médecine, sauterelle ça fait nature, écolo, sciences naturelles.

Heille ça a tu l'air bête un dorman les lumières allumées, j'en ai glissé un mot à un, une fois.
Lui ç't'ait pas un air qui s'donnait, il l'avait en criss la chanson, du rythme, du coeur, du poids.

Les taxis y vendaient ça cher en cibole une 24.

Parce que, tout le monde sait ça, un paquebot sur l'air d'aller, ça s'arrête pas de même.

On a donc pris de l'expérience, pis là on stachait, une semaine chez moi, la suivante chez André, un caisson pour se finir, en grignotant une pizz extra bacon.

Je me relis là, pis j'me demande comment ça s'fait qui a juss lui de mort.

Une de ces nuit là, imbibés de bord en bord tous les deux, vu qu'on cause de, je devrais dire, saoul comme une Botte, ou même une paire de Bottes, on écoutait d'la miouze, on tombe sur c'te toune de Plume.

Je déclare, ça c'est la meilleure toune que Plume a jamais faitte.

C'est notoire, un gars chaud, ça déteste s'ostiner.

On en a eu une supérieure d'ostination, tout y a passé, t'es plein d'shit, j'te parle pus jamais, criss ton camp d'icitte (j'le crissais dehors de chez lui,,,,t'sais quoi, y a failli décrisser), tu connais rien dans musique, ect.

Une chance qui restait d'la bière, on se s'rait quitté faché sinon.

C'était quelques mois avant qui meure, y avait eu une grosse crise, y était pas supposé de boire, mais y aimait ça en baptême boire André, y s'était bin tranquilisé, y m'avait dit une fois qui s'ennuyait de nos brosses épiques.

Fa que les rares fois qui s'échapait, j'me faisait un devoir d'être là.

Tu vas trouver ça bête, dans la dernière année de sa vie, les quelques cuites qu'il a virées, j'étais avec lui, bin c'est les seules fois que je l'ai vu heureux.

Dans le palmares des tounes qui me font chialer, une de plus.

Sais pas si c'est les souvenir d'André ou la cousine Marylou, mais là, j'ai le coeur comme une éponge, et les yeux plein d'eau.


"Car pour moi la solitude, c'est vivre au passé"

Yuan

P.S. Plume a interprété la chanson mais elle fut composée par Cyril Lepage

jeudi 18 août 2011

Pourquoi tu pleures, c'est fête aujourd'hui.

A force de me relire,  je me rend compte que je parle beaucoup d'eux.

Dans les billets, quand je comente.

Eux ce sont mes parents, le pére pis la mére.

P'pa pis m'man.

Comprenons nous, quand je parlais à mon père, je disait pas"Eille le pére, passe moi le beurre", je disais "Eh p'pa, me passerais tu le beurre".

Même chose pour ma mère.

Je dis parlais et disais.

Sont pus là.

Depuis 2002.


Il origine de la région de Lanaudière, quelque part dans le triangle St-Lin, L'Assomption, Joliette.


Elle, la rive sud de Québec, Dorchester je crois, peut-être Bellechasse.


Peu avant la guerre, leurs familles se sont retrouvées à deux ou trois kilomètres l'une de l'autre.


L'armistice de 1945 fut signée le 8 mai.


Dans les semaines qui suivirent des centaines voire des milliers de jeunes gens et de jeunes filles se rendent devant le curé de leur paroisse pour demander à celui-ci et à Dieu de bénir leur union.


Amorce,  pour ne pas dire préliminaire au désormais célèbre Baby Boom.


Beau gars, belle fille, le 30 courant, ils font partie du troupeau.


27 mai 1995, sont toujours là, la santé est pas pire, le soleil nous sourit, on devrait avoir du fun.


Trois enfants plus tard, une soeur, un frère et moi.


Notre très sainte mère l'Église a peut-être décelé une certaine paresse au niveau du coup de rein, 3 mioches en 9 années de mariage, bon bin cou donc, c'était pas tellement de ses affaires à notre très sainte mère l'Église à ce moment là, pas plus que ça l'est aujourd'hui.


Ca fait cinq, six mois qu'on prépare cette journée.


Invitations, le point crucial, oublier personne, celle-là, on l'a moffé, traiteur, D.J., local, église, curé, la garde paroisialle, les C de C, kodak full loadés, c'était avant le numérique à 99,95$, d'ailleurs mon cell à l'époque ressemblait à un fer à repasser, pis le petit speech ou pour les matantes "L'Adresse".


Parler en public serait la phobie sociale la plus répandue.


De mon côté, aucun problèmes, hockey, baseball, sport scolaire, radio étudiante, animation, tirages, MC ing en tout genre, j'ai toujours été partant et, humblement, avec un  certain succès.


Mon meilleur public à vie ?


Ma propre famille, aux funérailles de l'oncle Clément.


Sono excellente, avec juste ce qu'il faut d'écho, écho naturelle si vous plait, texte pseudo biblique, rythme lent, public captif, receuilli, attentif.


Un triomphe.


Si le curé avait su, y se serait jamais booké après moi.


Ce jour là, y s'est fait torché solide.


Des cartons, des grands thèmes, des dates, des anecdotes, des clins d'yeux.


J'avais beaucoup jasé avec le pére, la mére, mon frère et ma soeur, pour étoffer.


T'sais moi les cinquantièmes, j'en ai pas beaucoup fréquenté, ainsi je n'avait aucune idée de la durée réglementaire pour ce genre de laïus.


Pas lu la convention.


Pas trouvé la convention.


Je répétais, avec chrono.


Ma cible ?


En vingt minutes on devrait avoir fait le tour.


L'idée de m'exécuter devant la famille, alors que certains ne m'avaient pas revu depuis que j'était gosse, me déstabilisait tout de même un peu.


Jour J.


La Messe, impec.


Le perron de l'église, convivial, agréable.


La séance photo, bien qu'improvisée, géniale, fin mai, la pelouse est bien verte, le soleil radieux, dans les 22 celsius.


La grande majorité des convives dépasse les 75 balais, normal ce sont des contemporains des jubilaires.


Plus de matantes que de mononcles, c'est notoire, les femmes vivent plus longtemps.


Les cinquantièmes sont pénibles pour celles qui ont pas fais le standard.


Gisèle est inconsolable, son Roméo s'est effondré à cinq mois du fil d'arrivée.


Voyons Gigi pense pus à ça, regarde plutôt les héros du jour, y ont l'air tellement heureux.


Comme de fait, la mére resplendissait, elle avait crocheté le pére par une aile en rentrant dans l'église, pis elle l'a jamais laché, comme si elle lui tenais le bras depuis 1945.


Le pére lui, homme modeste et réservé, goûtais la journée avec un plaisir évident, son sourire sincère me réchauffait le coeur.


Pas un poseur le pére, la droiture.


Cet homme là a travaillé tellement dûr, dans des conditions tellement extrêmes, mon admiration est sans limites.


Le souper, à l'avenant, achevais.


Le DJ, un pote, agrémentais la noce de jazz vieillot, de blues, de chansonettes française, de sorte que la compagnie se retrouvait dans cette ambiance vaguement familière.


Avec lui j'avais concocté un punch que je voulais magique, magique il fût.


Subtilement la musique s'allourdit, je le googlerai pas,  je vais te le dire, tu vas reconnaître, les premières mesures du thème de 2001 l'Odyssée de l'Espace, boum, boum ,boum, boum, t'sais veux dire.


C'était mon cue.


Lutrin, projecteur, ayoye mes yeux.


C'est donc bin long cet intro là, ou bin chose a triché, y en est capable, pour se payer ma bouille.


Pas de côté, un peu théatral, je ferme le micro, le regarde, y se bidonne.


Phrase courte, de moi à lui, juss entre moi et lui, comme une caresse; "Gros tabarnac".


Il a saisi.


Intro fade out.


Il avait atteint son but, un "Vos gueules"  vociféré dans le micro ne les aurait pas autant gelés.


Grands yeux, gros sourcils pointés sur moi.


Enweye mon Yuan, sont à toi.


D'abord au nom de mes parents de mon frère de ma soeur et je poursuit la nomenclature bla, bla ,bla, et bla, bla ,bla, des formules banales un peu jazzés un peu personalisées, ah bin Thérèse, vos dentiers sont arrivés à temps, bin content de vous voir, plus Père Gédéon que Stéphane Dion mettons.


Ca fonctionne.


Ca m'encourage.


Anecdotes, souvenir d'enfances, l'arrivée des  petits enfants, on se moque des mononcles au grand plaisir des matantes, ousse que le pére cachait la bière quand Maurice gardait, et comment  Maurice mystifiait Yuan, 3 ans, qui sans révéler la cachette, charroyait les bouteilles tout l'après-midi.


Sur l'erre d'aller,  je prend le contrôle,  fuck le chrono, on s'amuse pis on a du fun, ça rit, ça se tape sur les cuisse.


J'erre en contant une histoire, la mére gentiment me reprend, reraconte en bonne et due forme, assise à sa table d'honneur, sans micro mais très clairement.


Elle enchaine, une histoire à raconter, on l'écoute tous, une bonne histoire qui ne manque pas de nous éclairer sur sa vie avec le pére, son homme.


D'autres en ont à dire, good, prend le crachoir mon Victor.


Le mood a changé.


On dirait qu'on est assis en rond, dans un grand salon, le veston retiré, la cravate slaquée, un tite frette à la main, pis qu'on se conte des histoires, pis tout le monde rit à la fin.


Comme quand j'avais 4 ou 5 ans, les enfants s'assisaient à terre, on écoutais en silence, on écoutais les grands parler, on les regardais rire.


Je m'arrangeais toujours pour voir mon père dans ces occasions là, l'avoir dans mon champ de vision.
Je le trouvais beau. Il était beau aussi.


J'aimais ça le voir. Il travaillait beaucoup. Il partait toute la semaine pour son travail. 
J'était tellement content quand il revenait. 
Je pense que c'est comme ça qu'on apprend les jours de la semaine, mardi,merc,,,,jeudi, vendredi Youppi,aujourd'hui  papa reviens.


Maudits lundi, j'ai toujours haï les lundi.


Quand tu vois que ça s'essouffle, c'est ton rôle de reprendre le contrôle.


Ce qui fut fait, avec fluidité.


On était rendu à mon fameux punch que je voulais magique.


Je termine mon speech en soulignant la chance qu'on a eu d'avoir de si bons parents. 


Mon frère se lève, se dirige vers ma mère, l'aide à se lever et la guide doucement vers la piste de danse.


Ma soeur a fait de même avec mon père.


J'avais choisi pour cette danse la chanson qui me fait brailler à coup sûr.


Maman, Papa, toujours je regreterai de vous avoir fait pleurer.


Votre fils pour toujours.



mercredi 10 août 2011

... te parler de mon après-midi.

Rareté extrême, j'ai pu m'évader du boulôt cet après-midi.


Un question de remplacements, bref on me doit des congés, et aujourd'hui on pouvait se passer de mes loyaux z'et précieux services.


Déguerpir, déguerpir, déguerpir.


Déguerpir avant qu'ils ne changent d'idée.


La stupeur initiale dissipée, je constate que, vite fait comme ça, sans planning, je aucune putain d'idée de kessé faire de ces quelques heures de liberté.


Les copains/pines  ils/elles travaillent bien entendu.


Aux commandes de ma Protégé 2002,  je réfléchis à tout ça et réalise qu'inconsciemment je suis sur la route qui mène au chalet familial.


J'avais sept ou huit ans quand mon père a acheté ce petit coin de nature.


Y avait même pas un poteau d'Hydro en vue, encore moins de fil.


Le fanal, les chandelles, le bunk bed, la bécosse pis la catherine.


Q: La catherine, dites-vous ???
R: Les madames, la nuit ne se rendaient pas à la bécosse pour faire leurs petites, et grosses affaires, donc un récipient (répugnant, repoussant) qui servait,,,,là merde ça va ty te prendre un dessin ?


Quizz: Et d'après toi à qui revenait le grand honneur d'aller vider la catherine le matin venu ?


J'ai beau habiter un minuscule bled, on trouve toujours plus petit que soi.


En fait on a toujours besoin de plus petit que soi.


En sortant de la bagnole ce qui m'a frappé c'est le silence, puis l'odeur, puis la quiétude tiède et douce.


J'étais pas sur une autre planète, j'étais dans un autre millénaire.


Les sixties, carrément les sixties.


Pis là la couleur.
Pis l'odeur encore.


Pis enfin la saveur.


Me semble avoir lu quelque part, peut-être dans la Bible: " Tu n'aura qu'a te pencher pour ceuillir ce que la nature, dans son infinie bonté, son infinie sagesse t'offrira"


Ostie man, la félicité dans la simplicité du geste.


Y a pas un Dairy Queen sur la planète, pas un Hagen Daasz  dans l'Univers pour battre ça.


Redevenu un ptit gars, de plan en plan, à grosses poignées, j'ai bouffé des bleuets (On prononce beule, comme dans meule mais avec un "b" suivi tu suite après de Huet ou Huais comme tu veux, mais faut dire les deux mots très vite, Beule-Huet), j'ai bouffé des beule-huais pendant une grosse demi-heure.


Mon flash-back ne s'est pas arrêté là.




Tu vois le machin qui sert à faire bouillir de l'eau ?
La bouilloire, dans certaines régions ils appelent ça un canard, un canard, franchement.


Ma grand-mère et ma mère appelaient ça, tient toi bin, une Bombe.


Même électrique on appelait ça une bombe, "Plogue la bombe si tu le veux chaud ton Quick ".


J'ai tu fait rire de moi quand je suis sorti de chez moi avec ma bombe.


Bin sûr la boite électrique pis le pré-fini font pas sixties pantoute.


C'est que vois-tu le bunk-bed pis la catherine étaient là, cet après-midi, je les ai vu, je les ai revu.


Sont pas sur les photos, sont dans mon coeur.


Aussi là que les bleuets et les taches bleues sur mes chevilles.




Pis elle, toi tu peux pas la voir, mais moi je la voie en cibolle.


Parce que la table rouge c'est elle.


Parce que les rideaux, surtout les rideaux, c'est elle.


La mére, c'est comme ça qu'on l'apellait, la mére elle arrêtait jamais.


Faire des rideaux pour le chalet,  faire la bouffe, le ménage, le lavage, s'occuper de sa famille, se préoccuper pour sa famille, faire des "Pépéres" aux bleuets.


Y a pas un Dairy Queen, pas un Hagen Daasz pour battre les pépéres aux bleuets de la mére.


Rapide round-up des lieux, tout est en ordre.


Je remonte dans ma Mazda, branche le ipod dans la chaine, Les Who, Mamas and the Papas, Alan Parson's Project.


Retour au vingt et unième siècle, pas mal content de ce voyage dans le temps, repus, ma foi,,,,mais oui heureux, oui, oui, heureux.


Me semble qu'on touche si rarement au bonheur.











J'm'ennuie de vous la mére,,,,,,,,