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mercredi 1 mai 2013

Ne dites pas à ma mère que je suis politicien, elle me croit pianiste dans un bordel.

J'ai déjà raconté ça.

Dans les moments les plus intenses que j'ai vécu, il y eut celui-ci.

Après une petite présentation au noce d'or de mes parents, mon père me saisit par l'épaule,
me regarde dans les yeux, me dit ces simples mots, "Ouain mon gars, tu fais bin ça ".

Te dire.
Je sais pas si je pourrais.
Te dire.
S'qui s'est passé dans ma tête.
S'qui s'est passé dans mon coeur.
S'qui s'est passé dans mes tripes.
Je veux même pas essayer de le verbaliser.
J'ai besoin de préserver la pureté de ce souvenir, la magie, la félicité,
les couleurs, les sons, l'intégrité du moment, la limpidité.
Ce moment m'habite, m'incarne.
Et me guide.
Je voudrais tellement pas le décevoir, le tromper, tricher sa mémoire.
Je saurai jamais lequel de nous deux était le plus heureux ce soir là.
Il était entouré des siens, de sa compagne d'un demi siècle, ses enfants, petits enfants, ses frères et soeurs,
beaucoup de ses amis.
Ses yeux brillaient, son sourire ne semblait pas vouloir le quiter, il riait beaucoup.
C'est sûr qu'il était heureux.
Heureux de même, t'es incapable de pas partager ce bonheur.
T'es incapable de mentir à ton fils.

Je suis sûr qu'il ne m'a jamais menti, ohhh peut-être sur des trucs comme le Père Noël ou la fée des dents,
pour ne pas briser le charme, pour étirer l'innocence.

Dans une vie, tu en rencontre des tempêtes, des emmerdes, des noeuds.
Tu en croise des pourris(es), des malveillants, des profiteurs, en un mot, des crosseurs.

Comment tu vas dealer avec ça, ça dépend souvent de comment t'as été préparé à la vie.
Quand ces choses là se présentent à moi, je fais face, du mieux que je peux.
Je peux jouer dur si on m'y oblige, j'aime pas, mais je peux.


Devant l'inévitable adversité, on dirait que se tient sur mon épaule, un petit chérubin, qui me chuchotte à l'oreille,,,,,,, oublie pas, ton père doit être fier de toi, comme ce jour là.





Un autre moment que j'oublierai jamais, celui ou tu dois dire, pour la dernière fois, salut p'pa.
Avant de partir pour de bon, pour les dernières semaines de sa vie, son disque dur s'était vidé, la machine a déraillé, les épisodes ont perdu la chronologie.
Un jour j'étais son fils, le lendemain son frère, le lendemain encore, un inconnu.






J'ai passé ces derniers moments avec lui, scrutant son regard, à l'affût de ces rares et courts moments
de presque lucidité.





J'y ai vu l'amour, l'amour de sa femme, l'amour de sa famille, l'amour du travail, de la vie.
J'y cherchais la fierté.
Égoïstement j'espère que ce moment là, il l'a amené avec lui pour toujours, au delà de la vie.
Salut p'pa

Yuan





jeudi 28 mars 2013

Sequel number two,,,,(rare)

T'aime ça le vintage ???
M'as t'en donner moué, du vintage.

Tout début des années soixante, mon frère et ma soeur, de quelques années mes ainés, reçurent pour Noël un cadeau en commun.

Un Pick-up.

Pas un ,,,,,,

                                                                               Un,,,,,,



Pis on écoutait quoi la dessus ???

Facile, on écoutait ce que ma soeur avait choisi,,,,,

                                           


How bout that for vintage.

Yuan

vendredi 21 décembre 2012

Gratage de saison !!!


     
        Quand ch'tais gosse j'avais un ami imaginaire, bin plus qu'un ami, tout un département, 
        en fait ch'tais une sorte de super agent secret de 8 ans, 9 ans avec des pouvoirs spéciaux, 
        une double vie, j'me souviens comment ch'tait bin dans ce monde là, le jour, ti-gars qui va 
        à l'école pis toute, le reste du temps, un redoutable crime-fighter.
        Ah si cette planète savait le nombre de catastrophes je lui ai évité.


       
        Je le vois d'ici ton sourire entendu.
        
       
        Moi je pense que tous les enfants ont ce genre  
        de double vie seulement ils n'en 
        parlent pas.
        Ça leur appartient, il ne faut pas briser le      
        charme, un tabou de gosse.

       

        Un moment donné, l'enfance s'est envolée, avec elle, le ti-gars, le département, 
        les aventures, l'émerveillement.

        J'ai jamais cessé de nourrir mon jardin enfantin, par besoin d'échapper à la morosité, à 
        l'implacable réalité des responsabilités, boulot, goulot, dodo, impôt, colo.(scopie).

        Tu sais quoi, c'est exactement ce que ce bloye me procure, une nouvelle enfance,
        avec tout autant  d'étoiles dans les yeux, de chaleur dans le coeur, d'abandon, de candeur.

        C't'encore mieux c'te fois citte, tu sais quoi ? L'autre côté,,,,,ça répond, s'pas le boutte de 
        toutte ça?

        Tu sais ce que ça veut dire han? J'ai pu peur d'être fou, j'ai pu honte de parler tu seul.

        Tout ça grâce à toi, merci.

        Merci à tous de me redonner mon enfance, le plus précieux des cadeaux.

       Yuan

mercredi 31 octobre 2012

La lettre,,,,,


Une boîte de chaussures, peux-tu croire çà, dans une boîte de chaussures tu peux rassembler toute une vie, les souvenirs des moments importants de toute une vie.
Baptistères, avis de décès,  souvenirs de première communion, de confirmation, de noces.
Artefacts soulignants les étapes, joyeuses ou tristes, cruciales ou insignifiantes.

Des photos.

Quelques classiques.

Une fillette avec des tresses, sans stress ni détresse, s'agitant vigoureusement sur la balancinne, les balançoires ça été inventé plus tard, les yeux fermés, le sourire d'une oreille à l'autre, aujourd'hui devenue une frêle grand maman, châle sur les épaules, kleenex dans la manche.


Deux gamins en costume de bain, émulants les vedettes de l'époque, flexants leur timides "mosselles", se préparent au match de leur carrière,,,,,"Chu Edouard Carpentier,,,,non, non, cé moué Edouard Carpentier,,,,,non té Killer Kowalsky,,,,,non cé toué Kowalsky,,,,la dernière fois t'as été Carpentier,,,,,ok mais tu vas wouerre Kowalsky yé rendu fort en mautadit"
Avec la mére dans les environs, valait mieux surveiller son language, un "maudit" ça passait pas.

La traditionnelle, la famille devant le nouveau char.

Les mononcles et les matantes dans la cour.

La classe de morveux.

Finalement celle-ci à propos de laquelle je tiens à déclarer deux choses;
 1-Ce n'est pas moi sur la photo.
2-Y en a une quasi identique qui traine à quelque part dans la famille, et qui est de moi, que de souvenirs que cette petite auto à pédales.


Quand je dis boîte de chaussures, je caricature un peu, mais tout de même, tu dois piger l'idée.
Dans ma famille, la boîte de chaussures, c'est plutôt une bibliothèque de style antique.
Oh pas une antiquité, une vieillerie mettons.

               Mode de conservation de  
               souvenirs, 1950,,,,,,,




               Mode de conservation de     
              souvenirs, version 2012,,,,,,,



J'me suis retrouvé face à face avec cette boite à chaussures et j'y ai trouvé une lettre plutôt singulière.
Je sais que mon grand-père paternel ne savait pas écrire, cependant à cette époque il semblait y avoir dans chaque chantier éloigné, chaque camp de bûcherons deux ou trois type qui avaient  fréquenté l'école quelques années, et qui, se retrouvaient de facto, les écriveux officiels.
Dans ce cas ci, je me souviens avoir entendu la mére parler d'un genre de séminariste défroqué qui travaillait dans les mêmes chantiers que le pére et peupére.

                                                27 janvier 1947     
                                                                                                                           
Mon petit fils adoré, tout le monde a attendu le petit Jésus, il est arrivé, mais moi, c'est toi que j'attend.
Tu seras mon premier petit fils et tu n'imagine pas combien de belles choses t'attendent.
Tu réalises pas la chance que tu as de venir au monde dans ce monde moderne et merveilleux.
La guerre est fini depuis deux ans et on nous a promis qu'il n'y en aura plus jamais.

Bien sûr tu ne sais pas c'est quoi la guerre et n'aura pas à t'inquiéter avec ça, moi j'en ai connu deux et c'est horrible.
Mais aujourd'hui le Pape et la Sainte Église Catholique, les Présidents et les Premiers Ministres de tous les Pays du monde ont tous dit qu'ils travailleraient très fort pour installer la paix dans le monde, et ça pour toujours.

On dit aussi que bientôt les petits garçons comme toi vont pouvoir aller à l'école jusqu'à la septième année, et même plus loin, pas seulement les fils de riches.

Le travail sera aussi moins dur parcequ'ils vont inventer des machines mécaniques pour couper les arbres, construire des chemins, cultiver la sol, miner sous la terre, fabriquer  des camions, des tracteurs des machines
pour que les familles voyagent, ton père pense déjà a en acheter une, je me demande bien comment il va faire pour se payer ça, un bûcheron, c'est pas riche, en tout cas quand il parle de ça, je l'ostine pas, il est jeune et quand t'est jeune tu rêves, il faut pas enlever les rêves à la jeunesse, c'est tout ce qu'ils ont.
Toi, tu as été un rêve pour ton papa et pour ta maman et bientôt tu sera là.

La garde aussi a dit qu'on allait trouver des nouvelles pilules pour soigner toutes les maladies qui nous embêtent, surtout en vieillissant.
J'ai presque toujours mal aux épaules, aux poignets, aux jambes et j'ai cette toux creuse qui veut pas me lâcher.
Quand le foreman descend en ville, il me ramène du sirop et des pastilles, ça aide mais ça dure pas longtemps, j'ai hâte au printemps pour aller voir la garde.
L'autre jour y m'a passé comme une barre de fer au travers de l'estomac, il a fallu que je m'assise pour quinze minutes, le restant de la journée j'ai eu le souffle court. Peut-être qu'ils ont déjà trouvé une pilule pour ce que j'ai, je suis sûr que de voir ta belle petite face va me faire du bien en grand.

Ta mère a travaillé ici au camp jusqu'à la fin de novembre, ton père a été obligé de se choquer pour qu'elle arrête, je pense qu'il a acté un peu, il est pas capable de se choquer pour vrai, il a toujours été doux, non il était pas choqué pour vrai, c'est certain.

Elle est chez sa mère à elle, elle s'ennuie de son mari et de sa job, elle est la meilleure cook qui a passé ici depuis longtemps, ça fait que nous autres aussi on s'ennuie d'elle, de sa cuisine.

Comme ton père, c'est une grosse travaillante, elle doit fatiguer à rien faire.

J'ai assez hate de te voir, tu peux pas imaginer, je m'en vais me coucher, j'ai dû trop manger parceque j'ai de grosses crampes d'estomac, demain je vais mieux filler, je t'attend, c'est fou à dire mais je t'aime déjà.

                                                                                                           
                                                                                                                          Pépère Rosaire

En 1947 "infarctus du myocarde" et même "crise cardiaque" étaient des termes peu courants dans les couches de population moins éduquées, moins scolarisées, bref chez la vaste majorité des gens de cette époque.

On a donc conclut, quand on a trouvé Rosaire mort dans son lit au matin du 28 janvier 1947 qu'il avait été victime d'une indigestion aiguë.

Quelques jours plus tard, soit le 10 février, mes parents devenaient des parents pour la première fois.

Tu te souviens de la fillette à la balancine, devenue aujourd'hui une fragile mémé ?

Clémence, ma grande soeur voyait la vie lui ouvrir les bras.


Yuan








samedi 1 septembre 2012

La soupape,,,,

Tenir un bloye m'a fait réaliser un truc, plus je suis sous pression, plus j'écris.



Bien sûr je publie pas tout.

Je commence des affaires, je mets ça sur la glace, je reprend, des fois je reprend pas mal plus tard.

Turbin oblige, je prend aussi beaucoup de notes.

Entéka pour conclure je dirais que le clavier, la plume, c'est beaucoup mieux que le prozac.



Deux billets dans la même journée, tu dois bin te dire le Yuan y est stressé rare.

Bin en fait, euhhh, je dirais euhhh, ouain,,,, un peu finalement.

Yuan

jeudi 28 juin 2012

Jusss pour Marjo,,,

Yuan en chine, c'est un Fleuve, une Devise, ( 1,00 Yuan = 0,162557 dollar can. (16 sous), une Dynastie, le 37 eme nom de famille le plus répandu.
Dans les pays Hispanophone, on peut imaginer que c'est un peu l'équivalent de Jean (Yuan-Carlos = Jean-Charles).

La curiosité m'a poussé vers la toile pour en savoir d'avantage.

Le site http://www.signification-prenom.com/prenom/prenom-YUAN.html

Il n'est vraiment pas dans mes habitudes d'utiliser le copier/coller dans mes billets, mais ce que j'ai lu m'a jeté en bas de mon LazyBoy.

Bien sur, ce genre de site généralement cherche à te flatter dans le sens du pouel, ça s'entend.

Mais ici je dois admettre qu'ils ont mis dans le mille à 90%.

Étonnant, que dis-je, carrément Ahurissant.



Et le plus étonnant c'est que, comme dans toutes les bonnes téléréalités, y a un twist, un détail que je révèlerai plus tard qui va te déstabiliser, j'en suis sûr.

Qui est-il ?
Doux et sécurisant, agréable et charmant, Yuan est un homme séduisant, au charme discret, non dépourvu d'une certaine aura de mystère. Il cherche à plaire et à être dans les grâces d'autrui et cela peut se traduire tant par le souci de son apparence raffinée que par un besoin de séduire. De même, il est fortement concerné par son environnement familial avec lequel il ressent le besoin d'être en harmonie, quitte à donner de sa personne. Il excelle lorsqu'il se met dans la position de celui qui console, soutient ou prend en charge. Il est de ceux que valorisent les responsabilités. Toutefois, si sa famille n'a pas privilégié l'échange et contribue à le rendre narcissique ou à l'infantiliser (deux erreurs à ne pas commettre), il peut très bien prendre le chemin inverse, celui de l'égoïsme et de la non-prise en charge de lui-même. Yuan est souvent perfectionniste et parfois maniaque, même si cette tendance ne s'exprime pleinement que dans certains domaines de prédilection. Pour l'un, ce sera d'apporter un soin particulier à son habillement, pour l'autre, cela se traduira par des scrupules plus ou moins étouffants à l'égard de sa famille vis-à-vis de laquelle il se sent des obligations. Ses exigences peuvent s'exercer dans la sphère professionnelle où il ne se permet aucune faille, se montrant même, vis-à-vis d'éventuels collègues ou subalternes, particulièrement exigeant et autoritaire. Yuan est indépendant, épris de nouveauté et amoureux du changement. Sa nervosité est grande et s'exprime par le besoin de se mouvoir, par le goût des voyages, de la vitesse ou des remises en question. Il est attiré par l'aventure et cela peut provoquer un itinéraire un peu anarchique ou agrémenté de nombreux virages. Son activité est inégale, intimement liée à sa motivation. Il oscille entre hyperactivité, laisser-aller et paresse... Enfant, Yuan devra être élevé avec souplesse et fermeté. Il n'est pas vraiment utile de trop le valoriser ou encore moins de l'encenser, car il n'a que trop tendance à l'autosatisfaction. En revanche, il a besoin d'amour et d'équilibre. Il serait souhaitable de lui donner de bonne heure des responsabilités à assumer, notamment familiales, afin d'éviter un certain narcissisme. Enfin, une activité artistique est à encourager chez ce garçon souvent esthète.


Qu'aime-t-il ?
Yuan est un individualiste qui aime commander, diriger et prendre à pleines mains les rênes de sa destinée. Il est ambitieux et idéaliste, cherche à briller, à rayonner et à obtenir la première place. Généreux, il est capable de beaux gestes, mais cela n'exclut pas un égocentrisme certain. La vie sentimentale et le plaisir prennent une place importante dans sa vie : Yuan est un séducteur. Il n'est pas toujours caractérisé par sa fidélité, mais quel charme ! Autoritaire et directif dans la relation à deux, il est comblé si sa partenaire lui voue une admiration sans bornes et si elle la lui exprime souvent. .. D'ailleurs, n'est-il pas merveilleux !...

Que fait il ?
 Il n'est pas impossible qu'il reprenne une activité familiale. Sinon, Yuan sera particulièrement attiré par les professions à caractère artistique ou esthétique, celles en liaison avec l'alimentation, la restauration, l'hôtellerie, la gastronomie..., en rapport avec la médecine ou le paramédical, où la prise en compte des autres est importante..., en rapport avec le mouvement, l'action, la mobilité, la vitesse, les voyages...


Je répète, ahurissant.

Pour toi Marjo

Pis tiens, un ptit bonus.



Yuan, oui oui Yuan, ce prénom qui te donne ces émotions inavouables.***

***à prendre avec un grain de sel  ;o)

Voyage



Ce gamin grimaçant, c'est moi, début septembre 1960, mon premier jour d'école.
Le lendemain j'haïssais déjà ça.

J'en avait pour 12 ans a haïr ça.

12 ans que j'ai mis 16 ans à compléter, don't ask.

La gallerie que tu vois en haut de l'escalier, c'était, jusqu'à ce jour, mon monde, mon univers,  mon habitat.
Ma balançoire, mon tricycle, mes chats, mon chapeau de cowboy, mon imaginaire, mes fantaisies de gosse, mon petit bonheur simple, mon petit bonheur infini, infiniment simple, infiniment sans soucis.

J'y régnais comme en mon royaume sur tous mes sujets, beaux et laids.

Tu peux appeler ça un perron si tu veux, ou même une terrasse, moi la femme dont tu vois l'ombre sur la photo, m'a appris que c'est une gallerie, pis quand la mére dit que c'est une gallerie, c'est une gallerie, point.


Est-ce que j'ai l'air d'être en position d'engager un ostination sur une base sémantique avec la dame au kodak ?
Ce qu'on voit pas sur cette image, c'est un saule que la mére avait planté à côté de la rampe, à ma droite.
Planter un saule, tu vas me dire y a rien de plus chienne, et t'as raison.

À cette époque on habitait un petit village, 300, 400, âmes (comme y disaient) max.

L'année suivantes, on déménageait en "VILLE",,,,,,,, ris pas, 10,000 personnes, en 1961, quand t'as passé les premières années de ta vie à contempler, un rapide, un pont couvert, un champ de patates, une corde à linge, du haut de ta gallerie ,10,000 personnes c'est du monde en tabarslack, assez de monde pour appeler ça une ville.

Pour commencer, ch't'ais pus assigné à la gallerie.
Bonne raison, la gallerie mesurait 4 pieds par 6, et celle d'en avant c't'ait encore pire.

Constat, plus de monde,moins d'espace.

Nevertheless, comme dirait monsieur Lefebvre( Mr.Bean), du coup, je gagnais l'accès à la cour, mitoyenne à part ça, la cour.

Bref, dans mon cas, la citadinisation c't'ait l'fun.

Des voisins proches, des ti-gars et des tites-filles dans mes âges, bien que je fusse un peu sauvage par manque d'habitude, tout ça me plaisait bien.

Dans ce village, ou je fis mes premiers pas, lachai mes premiers cris, prononçai  mes premiers mots, nous avions laissés des amarres.
Des mononcles, des matantes, des amis d'école, pis meumére, la grand-mére du côté d'a mére.

Donc au fil du temps, je suis retourné souvent dans ce village, et, à chaque fois j'y revois cette galerie, l'escalier, la rampe, le saule.

La mére avait le pouce vert et elle avait aussi un certain oeil pour l'aménagement.
En présence de ma mère, j'avais le droit de descendre l'escalier et de quitter la gallerie momentanément, sous supervision, bien sûr.

Comme tu peux voir sur la photo, le terrain était en forte pente, la mére avait peinturé quatre pneus, c'est loin mais je dirais les flancs en rouge et la semelle en blanc, et les avait disposés symétriquement de chaque côté de l'escalier, ça c'tait chaouin.  (wink,wink Michèle)

Comme on l'a vu plus tôt, pour planter un saule, pas besoin d'une maîtrise en agronomie, tu coupe une branche de deux trois pied de long dans un saule existant, appelons le "le donneur", pis tu la crisse en plein millieu du tayeur ( tire en français).

Le jour que la mére a planté le sien, le mien, le nôtre, le saule familial, je m'en souviens
.
J'étais sur la derniere marche, pour moi c'était la dernière que j'avais le droit d'aller, elle était à genoux, les mères de cette époque passaient beaucoup de temps à genoux, jardinage, lavage des planchers, cirage de ce même planchers, prières, église, elle était a genoux et remuait la terre, avec ses mains, elle remuait patiemment, de la même façon qu'elle pétrissait le pain, tout comme pour le pain, on aurait dit un rituel, atteindre la concistance désirée, connue d'elle seule, elle devait atteindre l'harmonie avec le terreau, comme elle atteignait l'harmonie avec la pâte, en silence, en osmose.

À 4,5,ou 6 ans, regarder sa mère planter un arbre, si ténu et fragile soit-il, c'est un moment de bonheur.
Bonheur innoubliable ? Peut-être.

Ça doit être pour ça que chaque fois que je passse devant cet arbre, je ne peux m'empêcher d'y jetter un coup d'oeil.


Et me voilà, 50 ans plus tard, me tenant presque au même endroit, j'trouve que j'me ressemble pas beaucoup.
La photo date de Juillet 2011. Le photographe est mon frère. 

Au fil des ans, ce décor qui a habité ma mémoire, ces premières image d'une vie a ses débuts, ce décor ou l'imaginaire se confond avec le réel, l'enfance, maintenant je le sais, le plus beau temps de la vie, s'estompe.

Avec les ans, mon royaume est disparu, y avait des garages (3), une cour en gravier, de laquelle il reste quelques traces, photos à venir, un bout de verdure, des saules avec des balancines accrochées aux branches.
Y avait même en arrière de la maison, une grange désafectée, la pouponnière de Charlotte qui produisait de nouveaux chatons aux deux trois mois

Aux yeux du gamin que j'étais, c'était  immense.


La maison fut vendu à un monsieur agé dont je me souviens plus le nom.

Je ne suis jamais retourné dans la maison parce que c'étaient des gens qu'on connaissait peu.

Mes parents ne les voisinaient pas.

La rumeur voulait que c'était une famille "spéciale".

Comment "spéciale" ? Sais pas, l'ai jamais su, mais spéciale, selon la rumeur.

Des tas de sujets dont j'ai entendu mes parents discuter, ptit village oblige, jamais je n'ai entendu mot à propos de ces gens.

J'ai cru comprendre, beaucoup plus tard, que la mére ne voulait pas qu'on s'approche du bonhomme, ou, pour être plus précis, elle ne voulait que le bonhomme s'approche de nous autres.

La maison s'est retrouvée abandonnée au fil des ans.

Le spectacle de sa décrépitude s'est étiré sur au moins trente ans.

Néanmoins elle ne s'est jamais écroulée, affaissée dangeureusement oui, mais pas effondrée.

Un jour, ça fait déjà plusieurs années, je passe devant,,,,,,pus de maison, elle avait passée au feu.

Elle avait rencontrée son destin.

Le saule lui, était resté debout, magané, mais vivant, probablement que le vent lui fut favorable, à chacun son destin, le saule allait continuer sa vie de saule.

Quand la maison disparut pour de bon, j'aurais cru que j'aurais une sorte de breakdown, de choc émotionnel, maintenant que tu me connais, tu sais que je suis attaché aux symboles de mon passé.

Mais non, à mon grand étonnement, rien, ni chaud ni froid.

Tu sais ce que je pense ?

Je pense que cette maison, une fois qu'il n'y eut plus de kid sur la gallerie, ridant son tricycle à tombeau ouvert, se balançant fougueusement, construisant des maisons de cartons pour la descendance de Charlotte, observant sa maman profiter du soleil du matin en savourant son thé, en reprisant des bas pour ses hommes, mon père, mon frère et moi, en brodant, en plantant un saule, cette maison avait cessé de vivre.

La semaine passée, je dirais le 20 ou le 21, je suis repassé par là et j'ai tiré ce cliché, la qualité est assez moyenne, je n'avait que mon cell.


On dirait bin que le saule a rencontré son Waterloo lui aussi.

Yuan

p.s.  si je peux mettre la main sur l'album de photo familial, je vais te le documenter ce billet

Yuan





vendredi 18 mai 2012

L'idée c'était de faire un ptit billet kioute sur le thème de la Fête des Mères, pis là,,,,, bin j'ai perdu le controle...

Ma mère in pus là,depuis le 12 avril 2002, en fait le 12 avril 2002 intait déjà pus là depuis kek semaines, mais ce jour là ça s'est officialisé.

Parlant d'officialisation, la question qui tue,,,,,,
Au faitte, in morte de quoi ta mére ???
La réponse qui me brûle dans ce temps là, et que j'ai toujours réprimé;
Ça change koi pour toué ça câlisse?

Sérieux, je trouve que comme société et bien sûr individuellemnent on réprime trop, beaucoup trop ce qu'on voudrait dire, ce qu'on devrait dire.
C'est connu, au Québec on est fins, on est polis, on veut sauvegarder c't'image, de peuple sans histoire, sans heurts, qui a jamais une couette qui dépasse, qui cherche pas la chicane, le peuple le mieux peigné de la planète.
Ça finit par donner qu'un bon matin, un gars que t'as toujours connu tranquille que t'as toujours connu  à sa place, tu lui demande innocemment " Ça va ?" pis y te pète une méga-coche genre;
"Tu veux tu vraiment le savoir comment je vas ou tu fais juss dire ça de même, tu t'en crisse de comment je vas faque demande mouè lé pas pis mèle toué de tes câlisse d'affaire".

Moi entéka je dirais overdose de morphine, mais je l'dirai pas pass ki on été vraiment bin bin fin à l'hopital, pis tu me crois si tu veux, c'est elle qui l'avait demandé, pas tout à faite de même, mais cé ça qu'a voulait, je le sais, la dessus je peux pas me tromper.

Un beau matin le téléphone.
Monsieur, faudrait qu'on se parle de madame votre mère.
Ouain OK parlons, en fait parlez.
Bon, savez, le coeur,,,pas fort fort, les poumons, de l'eau, on draine, ça revient, ça tourne un peu en rond, pas vraiment de chances ksa s'améliore, long terme, institutionalisation, comment long, dûr à dire, l'avenir ,,,,, incertain,,,,,
Marci bin pour le sommaire, maintenant vous, vous proposez quoi ?
Euhh,,,,(jamais été bon pour illustrer le silence, imagine 7 ou 8 secondes), le plan de traitement,,,,,donne pas trop de résultat,,,,,sincèrement j'me souviens pas trop comment elle a twisté ça,,,,,mais le mot a fini par tomber sur la tapis,,,,,pas débrancher non, de toute façon elle était pas branchée, quoique, à voir défiler les inhalos, 10/12 fois par jour, c'était sûrement à l'agenda,,,,,plûtot arrêt de traitement,,,,,

Arrêt de traitement t'imagine,,,,,essaye juss une minute,,,,juss une minute, je t'apelle et je te propose ça, arrêt de traitement, peut tu imaginer le poids qu'on te dépose, sur les épaules, sur le coeur, sur la conscience ?
Après dix ans les mots tournoillent dans ma mémoire, un peu flous, un peu fous.
Par contre, ce jour là, c'était limpide, d'une limpidité aveuglante, étourdissante, angoissante.

J'ai des doutes que je rende bien le contexte, je voudrais pas avoir l'air de blâmer le personel hospitalier, les tites gardes, les toubibs, les préposés, les désinfecteurs qui se pointaient inlassablement plusieurs fois par jour, je voudrais pas que ça sonne comme ça, simplement parcequ'y sont pas à blâmer, pas du tout.

"Peut-être voudriez-vous en discuter avec votre famille ?
On a pas besoin d'une réponse tout de suite."
J'ai un frère, une soeur, un neveu très proche de mes parents, ils l'ont pratiquement élevé, un autre neveu, une nièce qui vivent tous à plusieurs heures de route.

Je jugeais la tâche titanesque, bien sûr j'y avait déjà songé, on avait effleuré la question avec la famille, je conaissais aussi les (dernières) volontés de ma mère, les ayant accompagnés (mes parents) chez le notaire quelques années auparavent, pour régler ces trucs là, procurations, mandats, testaments.
"Et à elle, vous en avez parlé ? demandai-je"
Euhh, autre silence, pas vraiment.
"Consideriez vous son opinion valide malgré qu'elle soit faible et pas mal gelée sur les meds ?"
"Assurément, elle a de bons épisodes de lucidité, avec la présence de la travailleuse sociale qui la suit depuis le début, cette décision pourrait être la sienne."
"C'est ça, vous me tiendrez au courrant" clic.

Faut dire une couple de choses ici.
D'abord elle avait signé, exigé même de signer le waver de pas d'acharnement thérapeutique, en latin
"Do not ressucitate", et ce dès son admission, deux mois plus tôt, pour une pneumonie, à 81 ans, ce dernier détails est d'une grande importance, car statistiquement, tes chances de survie et surtout tes chances de retour à une vie normale avec un minimum de qualité sont très très très minces.

Aussi moins d'un mois plus tôt, son homme, mon père, avec qui elle vivait un amour doux, fusionnel, sans nuages depuis 57 ans, l'avait précédé de l'autre côté, ou comme on dit en language juridique, il l'avait prédécédé, à ce stade ci, on peut parler d'un choc, majeur le choc.
Elle avait encaissé plusieurs coups durs au cours de sa vie,surtout des coups de scalpel, en était-ce un de trop ?
Sais pas, et j'ne saurai jamais.

Me semble qui aurait des échanges extraordinaire à avoir avec une personne qui regarde la mort dans la face.
Je croyais pouvoir vivre ça.
Bien sûr je savais pas comment aborder le sujet, je me fiais à mon instinct, j'étais sûr de trouver l'ouverture.
Je me trompais.

Tu connais l'expression consacrée pour dire "Elle va cramer doucement dans quelques jours"?
J'ai entendu ça deux fois dans ma vie, au printemps 2002, "On va la (le) rendre confortable"

Ça faisait deux mois que je me demandais comment et surtout quand tout ça allait se terminer, j'était fixé.
Imprévu au programme toutefois, le pére nous quittais un mois avant, ce sera le sujet d'un autre billet.

Les deux mois de son hospitalisation, j'ai passé beaucoup de temps avec elle, j'aimais ça être seule avec elle.

On peut dire qu'elle a été bien entourée, sa soeur et ses frères encore vivants, les voisins, les amis, c'est fou ce qu'il y a du monde de cet âge là dans les hopitaux, visitaient régulièrement, de sorte que, quand il y avait pas mal de monde, j'en profitait pour m'éclipser.

J'étais là quand elle a demandé sa première shot de morphine, elle a pesé sul piton, une infirmière est arrivée, sachant vraisemblablement ce qu'elle avait à faire, aucun mots ne s'est échangé.
Je n'ai plus entendu le son de sa voix après ça, d'ailleurs plus personne n'a entendu le son de sa voix.

Je n'était pas là cinq jours plus tard quand elle s'est éteinte pour de bon.
Je ne tenais pas à y être.
On m'a appelé ce jour là, tôt le matin, on m'a demandé si je voulais la voir, la voir avant "qu'on la descende en bas".
Non merci, je sais qu'elle est morte, pas besoin.

J'ai honnêtement aucune culpabilité face à ça, mais j'ai senti à ce moment là que je commettais un impair, une entaille à une espèce de tradition, que je m'expliquais pas, que je m'explique toujours pas.
Veiller un mourant, ça se fait tu encore ça ?
Et si oui, pourquoi ?
Surtout si yé gelé tight sur la morphine ?

Un cousin m'a raconté qui avaient fait ça eux autres, au décès de son père, les neuf enfants ainsi que son épouse, le mon oncle y était à peu près dans la même condition que mon père, végétatif et sous morphine, donc pus là pantoute pantoute, les deux pieds l'autre bord, y ont passé quatre jours à attendre LE moment.
Quand je lui ai demandé pourquoi, y a pas pu me répondre, y savait pas plusse que moi.



La Fête de Dollard 2002, 10 heures du mat, dans mes mains l'urne contenant les cendres de mon père, ma tante Yvonne elle, a celles de ma mère, sa soeur.
Le temps est à chier.
Pas étonant que seulement deux endeuillés, ma tante et moi, se soient présentés pour cette lugubre comédie.
Y doit faire 4 ou 5 degrés celsius, pas plus.
Le crachin est presque horizontal tant le nordet  balaye férocement le beau et grand jardin ou on se trouve.
Beau et grand le jardin mais tout de même étrange, beaucoup de ses fleurs sont en plastique, on y plante nos plus intenses et nos plus intimes  souvenirs, il y pousse des carrés de pierre, noirs, froids, silencieux.

Le curé.

La cassette murmurée sur ce ton monocorde qu'il imagine sûrement de circonstance.
,,,,,,,,espoir,,,,,,rédemption,,,,,,lumière,,,,,,éternité,,,,,,

La sincérité feinte, celle qui me dégueule le plus, la sincérité de funéraria, le faux décorum, le cirque.
Je réprime encore une fois, être fin, être poli, être mouton, être bin peigné.

J'envie les fous, je sais que ça se dit pus, les fous, mais je sais que tu sais ce que je veux dire.
Z'ont balancé tous les filtres.

Nous les sains d'esprit (ouaff, tirée par les cheveux celle-là) on jette pas les filtres, on les endure, on s'y soumet, on s'y sacrifie,  même s'ils s'encrassent et nous encrassent, nous, on s'encrasse et on s'en crisse.

C'est ou qu'on s'inscrit pour être fou ?

On recommence pour le fonne, et là je suis dépeigné, je suis (enfin) fou.

Le curé.

La cassette.

J'échange avec Yvonne; "On va enfin en finir avec cette histoire."
Yvonne;"Ouain, le printemps a été assez dur."
Moi;"Vous le dites, l'hôpital, les funérailles, les histoires légales de succession, de testament et tout ça, chuis bin content que c'te partie là, soit finie."

Là le vieux curé s'invite dans la conversation;"Mais non mon fils, la mort n'est pas une fin, au contraire c'est un commencement, le commencement d'une nouvelle vie, la vie éternelle auprès de,,,,,"
Je lui laisse pas finir sa phrase.

Moi,(souviens toi, je suis fou maintenant);"Quoi? mon fils, mon fils, tu voies tu la cruche que je sers contre mon coeur, han t'as voies tu ? Dedans y a les cendres de mon père, MON PÈRE, le seul père que j'ai eu, pis mon père avec ma mère, on est icitte pour les crisser dans la terre, pour toujours, fa que ostie appelle moi pas ton fils, pis parle moué pas de vie éternelle, parceque leu vie éternelle à eux, bin in finie, pour toujours, t'as tu compris là, chu pas ton fils, chu son fils, tu y ôteras pas son fils, tu m'ôteras pas mon père, ni ma mère, J'les ai perdu une fois, ç't'assez."

Estie que j'aime ça être fou, estie que ça fait du bien.

Le titre original de ce billet était "Ch'tu un estic de sans-coeur moué là ?"

La rédaction en a été longue, plusieurs jours, plusieurs corrections, et, à mesure que les mots noircissaient l'écran, la réponse à mon questionnement se dévoilait.

Un billet que j'ai eu beaucoup de plaisir à écrire, dont je suis très fier aussi, et qui m'a fait énormément de bien, qui me libère de je sais pas quoi au juste, de kekchose qui trainait depuis 10 ans peut-être.
J'ai été envouté, totalement absorbé par ce projet et, chose très rare, j'ai pas versé une seule larme tout le long de la rédaction.

Pas une larme jusqu'à ce que je décide d'y ajouter de la musique.

"Mman, je sais que cette toune, vous la préfériez chantée par Georges Guétary, je me souviens comment elle vous faisait fondre, comment vous rougissiez de plaisir et peut-être un peu de désir, quand elle passait à la radio, pour cette fois laissons Aznavour vous faire rougir. Venez on va danser, venez danser avec moi, comme au 50 ème."


En retard Bonne Fête de Mères à toutes, et,,,,,, bonne Fête de Dollard.

Yuan

lundi 13 février 2012

On joue ty aà Thaï,,,,

On m'a donné la Thaï.

Michèle m'a donné la Thaï.

Michèle est très gentille, elle m'a donné la permission de tricher.

Pour la connaître un peu mieux, tu n'a qu'à cliquer sur ce lien.

http://www.misurlenet.com/


Les règles du jeu :


Le but est de répondre à 11 questions et en poser 11 autres à 11 blogueurs ou blogueuses de son choix:

Vous devez poster les règles sur votre blogue.
Chaque personne doit écrire 11 choses à propos d’elle-même sur son blogue.
Répondez aux 11 questions, puis en créer 11 nouvelles.
Vous devez choisir 11 personnes et mettre un lien de leur blogue sur votre post.
Rendez-vous sur leur blogue afin de leur dire qui ils/elles ont été tagués.
Ne faire aucun tag sans les prévenir.


11 trucs que vous ne savez peut-être pas sur moi...

-Je suis accro au café, j'ai lu des tas d'articles sur le sujet, vu des tonnes de reportages, j'ai choisi soigneusement mon moulin, ma cafetière, mes grains et mélanges préférés. Si on m'offre du café quand je visite, je refuse, je suis incapable de supporter le mauvais café, idem pour les restos.

-J'ai parcouru le Canada sur le pouce, d'un océan à l'autre, puis plus tard en auto en tentant de revisiter le plus fidèlement possibles les mêmes lieux.

-Je prend toutes mes notes au clavier, j'écris tellement mal à la main, je peux pas me relire.

-Systématiquement, quand je suis pas sûr de l'orthographe d'un mot, je le "google", et je fais des fautes quand même.

-Je n'ai pas de problème à fonctionner tout seul, je m'ennuie jamais, j'ai pas peur de la solitude, même que j'aime mieux ça, d'ailleurs mes voyages dans le R.O.C. sur le pouce et en auto, j't'ais tout seul, ça nous force a aller vers le monde.

-Je suis bilingue, français(maternel) et anglais, j'oserais dire parfaitement, j'ai quand même un charming accent.

-Je peux, quand je deviens tendu, devenir obssessif (4 "s" la dedans) compulsif, je dois me surveiller.

-J'avoue que j'aime beaucoup me servir de parenthèse(,,,,) et de guillemets",,,,", sorry.

-Je déteste m'obstiner, et les obstineux, si j'ai tord et qu'on me le démontre, j'admet volontier mes erreurs, je suis en faveur de discutions constructives, et je ne m'entête pas à prouver que j'ai raison à tout prix, les idées et les suggestions de subalternes, je suis un patron, ont souvent contribuées à changer les procédures et les habitudes au travail.

-Paradoxe, je suis un workoolique paresseux.

-Ma vie est sur le point de changer, radicalement et positivement et j'ai hâte en batinsse.

Vos questions...

1-Ta couleur préférée de Froot Loops?
-J'bouffe pas ça des  Froot Loops.
2-Juste avant de venir devant l'ordi, que faisais-tu?
-Me faisait un café.
3-Comment ouvres-tu les enveloppes que tu as par la poste?
-Ça dépend ou je suis quand j'ouvre le courrier, dans l'auto; avec une clé, à la shop; avec un coupe-papier, à la maison; avec un couteau de cuisine, en forêt; avec une machette, sous l'eau; avec mon couteau Rambo, et si je suis dans la boite à malle, j'attend le facteur, z'ont toujours un tit canif sur eux les facteurs.
4-Ce matin, ton déjeuner c'était...
-Du café.
5-La plus belle chose qu'on t'a dite dans la vie?
Dans Pourquoi tu pleures, c'est fête aujourd'hui. je raconte que j'ai du faire un speech au 50 ème anniversaire de mariage de mes parents, suite à ce speech, mon père s'est approché, puis il m'as glissé à l'oreille; "Ouain mon gars, tu fais bin ça".
Maintenant tu connais la réponse à la question titre de ce billet.
6-Ta paire de pantalons préférée?
-Je suis l'ultime antithèse de la fashion victim.
7-Ton vice caché?
-Par définition si je le révèle, il ne sera plus caché.
8-Le mot de la langue française que tu ne sais jamais comment écrire...
-Je déteste avoir à écrire "aujourd'hui", dans mes conversations privés, j'écris "today", j'écris aussi "pics" pour "images", pis "new" pour "nouveau/nouvelle".
9-Recevoir ou être reçu?
-Les deux.
10-Ton bonbon préféré?
-Halls ou Cépacol citron/lime quand j'ai mal à la gorge, chuis pas bonbon du tout.
11-La chanson qui te fait pleurer à tout coup?


Maintenant, 11 questions à poser, je vais essayer de pas être trop intense ni trop clownesque, promis.

1-Avec combien de tes amis d'enfance est tu resté en contact ? (smooth start)

2-Y a combien d'ordis chez toi ? (ipod avec wifi, tablette, téléphone intelligent)

3-Tu possède combien de pièces musicales, vinyles, cassettes,CD, fichiers musicaux ?

4-On t'offre la possibilité de passer 3 heures avec un personnage historique de ton choix, n'importe qui, mort ou vivant, quel est ton choix ?

5-Présente moi tes animaux domestiques, chiens, chats, poissons, oiseaux, rats, igüane, serpent, tarentule,,,

6-Confie moi un désir, un espoir, une aspiration que tu n'as jamais révélé à personne. (transition)

7-Sur une échelle de 1 à 10, dis moi à quel point tu es généralement satisfait de ta vie, aujourd'hui (shit, today).

8-Si dans 10 ans je te repose la question no 7, que crois-tu que tu pourra me répondre ?

9-Jusqu'ici décrit moi le plus grand, le plus intense bonheur que tu aies vécu.

10-Jusqu'ici décrit moi la plus grande douleur que tu aies eu à vivre. (intensité max)

11-Mes questions sont-elles trop personelles, trop indiscrètes, trop intenses ?


Trippant ce jeu, merci à Michèle de m'y avoir convié.

Yuan

lundi 6 février 2012

,,,Ou en suis-je ???


Là,,, voilà ou j'en suis.

Je tiens la barre mais je sais que je la lâcherai, bientôt, très bientôt, j'y suis prêt, simplement, j'y suis simplement prêt.

Sans peurs, sans hésitations, j'y suis préparé, très soigneusement, tu sautes pas comme ça en bas d'un avion en vol (deuh, si y était au sol, y aurait rien là,,,, deuh) sans y avoir réfléchi.

En fait ça fait des mois, des années même que je m'y prépare, pas tant que ça que je t'en cause, mais sous ma calotte, ça trotte, ça trotte.

Jubilation, contentement, félicité,,,tu te souviens ?
Quand j'aurai lâché cette barre, ce sera le début de "Jubilation, contentement, félicité,,,"

Changer sa condition, ça commence par y croire.

Tu vois ce regard ?

C'est le regard de quelqu'un qui ne recule pas, qui ne peut plus reculer, une seule issue, le vide.

Le vide grisant, le vide terrifiant, le vide invitant, le vide inévitable, libérateur, essentiel, vital.

Le vide par choix, le vide par défi.

Vide de sens, rempli de promesses.

Ma main se relâche, se décontracte, imperceptiblement, irrévocablement, je savoure à plein le moment, la vie est tellement réelle, intense, mon front brûle, dans mes tempes bat mon coeur, l'oxygène enivre mes poumons, l'éveil est à son max, le buzz est quasi insuportable de vérité, légère, subtile ouverture de mes doigts, le sol en bas m'ouvre ses bras, m'invite, enweille le gros, kess t'attend, j'te promets l'éternité, viens gouter à l'immortalité, y a que moi qui puisse t'offrir ça.

Le sol en bas, c'est le doute.

Aussi fort tu peux être convaincu de la justesse de tes choix, de l'infaillibilité de ton analyse, subsistera toujours un doute, si miniscule soit-il, si peu rationel t'apparaitra-t-il.

Si ce doute te gagne, si ce doute gagne sur toi,,,,,t'es faite, tu bougeras pus jamais.

Ton rêve se sera évanoui à la porte de cet avion, la main crispée sur cette barre, personne va te pousser en bas contre ton gré, cette décision là t'appartient, à toi, à toi seul, ainsi que toutes ses conséquenses.

Au mieux tu pourra raconter plus tard ; "Une fois j'ai passé proche de faire un move grandiose".

Les tavernes, les mails de centres commerciaux et les acceuils pour S.D.F. sont bourrés de mecs qui ont passé proche.

Pas comme ça que je vois l'avenir pour moi.

Les fourmis dans cette main, le divorce de la barre est imminent.



Prochain billet, je suis en chute libre,,,,, c'est une promesse.

Yuan

mardi 10 janvier 2012

...Te parler intimidation, part 2

J'ai 57 ans.

Ya 50 ans j'étais en deuxième année, y avait un ptit gars, j'me souviens de son nom, Bigras, j'ai oublié son prénom, anyways, je sais pas pourquoi, je l'aimais pas, pour aucune raison,  pour aucune raison valable en tout cas, ça c'est sûr.

C'est loin, la mémoire me flanche, bref me souviens pus les détails, ni les raisons probablement futiles.

Toujours est-il que je lui ai sâcré un coup de poing au visage.

Y braillait, y saignait.

Aussitôt j'ai réalisé que ce ptit gars était sans défenses, que crisser un coup de poing à quelqu'un c'est pas comme a tivi, c'est pas comme Simon Templar ou Lemmy Caution qui terasse un criminel international, t'as pas ce regard triomphant, confiant.

Non criss non, j'me sentait comme une merde, j'pense que je l'aurait pris dans mes bras, pour le consoler, j'aurait voulu lui dire, on oublie ça, j'ai pas fait ça, braille pus, s'te plait braille pus, y avait mal, y avait peur, y saignait, ostie que j'aurais voulu rewinder et effacer c'te scène là de ma jeune existence.

Et en fait de torture ce n'était que le début.

L'Évènement s'était produit en dehors des limites de l'école et après les heures de classe.
Néanmoins.
Les parents de Bigras ont communiqués avec l'école.

Mademoiselle Létourneau, la maitresse de 2ème année m'avisa que je devais aller au bureau de la directrice après l'école à 4 heures.

Donc à l'heure dite, je filai directement à la maison.

Du côté maternel, a ma surprise, aucune réaction.

Je me croyais bien malin.

Le lendemain la maitresse m'avisa calmement que nous irions ensemble voir la dirlo.

La directrice avait 2 écoles sous sa responsabilité, et son bureau se situait dans l'autre batiment, à quoi, 200 pieds, donc 4 Heures sonne, Mademoiselle Létourneau me prend par la main et on part, quelques pas, je secoue vigoureusement la main, me libère et détale, direction maison.

Rendu là, encore une fois, la mére est bin calme.

Je crois bien que je vais m'en tirer, deux rendez-vous avortés grace à mon audace et à mon génie.

Lendemain matin, Mademoiselle Létourneau nous acceuille tous avec sa bienveillance habituelle, ne m'accordant aucune attention particulière.

Depuis les trois ou quatre dernier jours, j'avais un énorme noeud dans l'estomac, inexplicable pour un gamin de 7 ans, à cet age là la culpabilité, connait pas.

La maison était à 5 minutes de l'école, donc je dînais chez moi, en entrant inévitablement j'entendais le thème des "Joyeux troubadours".

Ce midi là, changement de programme.

À la porte de l'école, la mére qui m'attendait,,,,
Ça craint, ça va craindre, ça va craindre solide,,,
Son air le plus sérieux, le plus sévère, elle m'agrippe par la main.
De cette poigne, je ne m'échapperai pas.

L'estomac, le noeud, devenu une crampe, la peur, ou plutôt la chienne, la grosse chienne,,,,

On attendait la maitresse, putain que le temps est long dans ce temps là.
Elle arriva enfin, et en silence on se dirigea chez la directrice.

Arrivés au bureau, j'ai le gout d'écrire bourreau, un comité attendait le fugitif que je croyais être.
La directrice, une nonne à lunettes, vieille, oublie pas, quand t'as 7 ans, tout le monde est vieux, Monsieur et madame Bigras, fiston Bigras, qui n'ose me toiser, ma mère, la maitresse.

Il a été entendu que mes parent devaient payer le nettoyage du veston maculé de sang que portait le gamin.

À la maison, mise à part la méga claque sur une oreille qui résonne encore dans ma tête, j'ai reçu une punition de type privation, honnêtement j'me souviens pus de quoi, dessert ? télé ? hockey ? probablement hockey, j'aimais tellement le hockey.

J'ai du aussi m'excuser devant toute la classe auprès de Bigras, lui demander pardon, lui tendre la main, que j'espérait tellement fort qu'il accepte, ce qu'il fit, à mon grand soulagement.

De cette histoire banale de gamins, comme il s'en vit des milliers quotidiennement, j'ai oublié beaucoup de détails, mais j'ai retenu, même après cinquante ans une chose essentielle.

Quand un ti-cul de 7 ans, en 1961 s'est retrouvé victime d'un gros con, il a pu compter sur ses parents, sur son école, sur les parents du gros con, bref sur sa communauté, pour le soutenir, le protéger, l'encadrer.

Du même coup, on a peut-être extirpé un peu de connerie d'un gros con.

Comme dit le proverbe affricain;

Ça prend tout un village pour élever un enfant

Yuan

P.S. pour ce qui est de ma carrière pugilistique, j'ai commis une seule récidive en 50 ans.

Ma fiche ?  0 victoires   2 défaites     (un nul, moi)









J'te raconterai ma deuxième défaite si, un jour, y me pogne une grosse envie de faire rire de moi.



mercredi 21 décembre 2011

Des fois j'aimerais ça avoir un blog juste pour...

...Passer le temps
...Dire des niaiseries
...Témoigner
...Vibrer
...Partager
...Chialer
...Me faire de nouveaux amis
...Me faire de nouvelles amies
...Rendre hommage
...Danser
...Échanger
...M'exprimer
...Séduire
...Choquer
...Décompresser
...Consoler
...Brasser
...M'ostiner
...T'ostiner
...Émouvoir
...Brailler
...Faire brailler
...Consoler
...Me rassurer
...Faire réfléchir
...Rire (ajouté)
...Sourire (ajouté)
...Parce que j'adore
...Parce que je pourrais pus m'en passer
...Parce que j'ai un petit groupe de fidèles
...Parce que je veux pas les décevoir
...Parce que je peux ouvrir mon coeur
...Parce que tu es là pour moi
...Pour te dire merci, d'être là, d'être toi, silencieuse ou bavarde,
   silencieux ou bavard, mais tout de même là, sans conditions, fidèlement.
...Et toi , pourquoi t'aimerais ça avoir un blog ???

Yuan

jeudi 27 octobre 2011

Te rapelles tu tes cours de chimie ?

Retour sur mon entorse au genou gauche.


On m'avait prescrit 10 jours d'anti inflammatoire avec mise en garde sur les effets secondaires.


Un seul m'a affecté.


Devine lequel.


Indices, j'ai vécu tous les états de la création.


Solide ;




Liquide ;




Et finalement,,,gazeux ;





Yuan,,,,

vendredi 30 septembre 2011

...5 trucs qui m'arrachent un sourire.

-Quand je prend une certaine route, environ à 100 kilomètres de chez moi, on dirait que ce n'est que là que je réalise que je suis vraiment en vacances.


-Une journée de congé, la nébulosité s'accroît dans ma (très grande) tasse de café, je mets mon téléphone en marche,,,,pas de messages, immense sourire.


-Quand le CH en perd 2 ou 3 de file, le hockey m'indifère mais je bosse avec avec des hardcore  fans.


-Quand je voie ce pauvre type faire du plat à une nana vraiment, mais alors là vraiment hors de sa ligue, (you know a 4 vs a 10) ou encore la nana est déjà matché et heureuse avec son mec.
Précision. J'me réjouis pas de la déception du pauvre gars qui vas se planter dans le mur implacable de la froide et cruelle réalité.
C'est la danse, le pantomime de la séduction apprise dans les livres, préprogrammée, insipide, primitive, qui me fait sourire.


-Début juin, sur le côté de la route, un de ces infernaux Honda Civic hatchback des années 90, rouge dans ce cas ci,  muni d'un de ces "silencieux" de type tuyau de poêle capables d'enterrer le bruit d'un show Heavy Métal.
Le conducteur, eh que je suis poli là, de bas en haut, running  non lacés, hauteur du genoux oh surprise, la fourche, de la haute couture inversée, en bas des fesses, resurprise la ceinture, doit pas être chaud en hivers, coton ouaté à capuchon de couleur indéfinissable, visage blême, boutonneux, éteint, un dessin des Simpson tient.
Notre spécimen n'a pas encore résolu l'énigme de la calotte, euhh cé ou ksa va ça la palette ?
Quant à moi la question serait ; Pourquoi une casquette quand il fait 22 degrés ???
Mais le sourire dans tout ça ?
J'y arrive.
Derrière la bagnole, une autre, de la Sûreté du Québec.
Un flic affairé à rédiger ce que j'imagine et espère un méga ticket oh combien mérité.
On a pas revu ni entendu le petit morveux depuis.
Énorme, gigantesque sourire.


Yuan

dimanche 25 septembre 2011

...De A à Z mais avec un twist.

Je cherche, je cherche, je cherche.

L'attaque,  l'angle,  la trouvaille.

J'ai une idée dans la tête, une bonne je crois, mais je ne parviens pas à la verbaliser.

J'me suis donc dis, commence, aligne des mots, comme un démarreur en vient qu'à démarrer un moteur beaucoup plus imposant que lui, peut-être qu'en startant kekchose l'enchaînement va s'imposer.

Ça a marché dans la plupart de mes billets précédant, s'agit de décoller et ça finit par couler de source.

La base, dans l'optique de me livrer en pâture à ton intarissable curiosité, c'est de faire une liste, façon de "A" jusqu'à "Z", mais pas trop cucul.

Qui est tu Yuan  Anonymus ? A pour Amour, B pour bonheur, C pour circoncis,,,,, je laisse ça à "7 jours" ou "La Semaine avec le gars à lunettes".




Je défèque pas sur le concept pour autant, faudrait agrémenter, ajouter un twist, ou deux, ou, qui sait, peut-être trois.


Certains blogueurs, que je tiens en haute estime, proposent des "Top 5" ou des "Top 10", ça se conçoit, ça peut se concevoir, comme tu peux le constater, j'hésite.


Y a aussi, "Sur une échelle de 1 à 10, diriez vous que,,,,bla, bla,bla,,,,,,,. Un peu mieux que se concevoir, ça se conceptualise, tranquillement, timidement mais assez sûrement.


Réalise tu que t'es témoin d'une naissance, sacré privilégié va.


Synthétisons, une grande ligne et deux possibles twists, pourtant,  pourtant, je suis toujours confituré, ni que j'avance, ni que je recule, j'ai un peu peur de brûler ma clutch, ce qui me laisserais embourbé dans mon sur-place.


J'attend toujours le flash, l'étincelle.


Il est très rare, dans mon cas du moins, qu'un billet  se rédige d'un seul trait, conséquemment on est rendu demain, ou plutôt aujourd'hui considérant que ce qui précède était hier.


Ça va, t'es toujours là ?


Good !!!


La nuit ayant respecté la tradition et du même coup le vieil adage, j'y vois un peu plus clair depuis que j'ai ouvert les yeux.


Dieu merci, puisqu'au cas contraire je serais devenu aveugle, sans même m'en apercevoir, pendant mon sommeil.(ici ça m'a sérieusement tenté d'écrire mon sommeil endormi, je me retins, considérant  qu'il devrait y avoir des limites à la cabotinerie).


La cécité, c'est si terrible, tu vois.


Une liste donc, des questions peut-être.


Je crois que je vais flusher l'alphabet, trop contraignant, trop restrictif,  puis, au fond ça sert pas nécessairement  la cause.


Bin sûr que sur "A" tu dois associer Amour, justement,connais-tu kekun qui aime pas ça 
l'Amour ? Ou qui aurait envie de répondre 
"L'Amour ? ok mais à 70%" ? Pas moi.


Donc,  faille, ou pour faire web 2.0, fail.


S'qui faut c'est des thèmes, c'est ça des thèmes, hihihi   ça  y est, Euréka comme dirait Dimitri Prostatokilos.


L'éclair, et devant tes yeux, chanceux.


Conçu, conceptualisé, accouché.


Veni, vidi, vici.


Du grec, du latin, ch'te dis que Yuan est de bonne humeur là.


À l'avenir, quand j'ai besoin d'une idée, boum, une sieste.


Le boss te réveille en hurlant "S'tu fais là kôliss ? tu dors ?"


"Mon corps, a l'air de dormir, mais mes neurones boss, mes milliards de neurones, boss, bossent pour vous, et au même tarif."


C'est pas tous les boss qui saisissent bien les sinueux chemins de la créativité pure.


Pauvre boss, à juger par la pauvreté et l'aspect primal  de son vocabulaire quand y s'énerve, y doit sûrement manquer de sommeil.


Des thèmes, des thèmes, des thèmes.


"Et vous mossieur Yuan, quelle est votre vision sur l'épineuse question de ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,"


Géniale simplicité.


Toutefois, exiger des réponses courtes, pas de développement.


Ce Yuan, ce qu'il peut s'éparpiller des fois.  


Il est temps de jetter sur un tas des idées, des idées de thème, sans trop y penser, on fera le tri plus tard.


Tas d'idées ---> DSK, Charest, les ponts, le PQ, Legault/ADQ, Claude Robinson, TLMEP, éducation, santé, garderie, l'Islam(pourquoi on prend pas de chances et on l'écrit avec une majuscule), les changements climatiques, le prix du pétrole, les frais bancaires, les femmes, les hommes, les autres, chien ou chat, crémeuse ou traditionnelle, les bagnoles, les vélos, les motos, Israël(encore la majuscule), Obama, Bush, Sarko, l'euro, l'or, la paix
,la guerre, le mariage et son indispensable complément le divorce, le deuil, la mort(je suis contre  à 110%, et ça vient premier dans mon top 100 de chose que j'haïs), le net, la téloche, les textos, le ipad, le iphone, la miouze, la télé réalité, les blogs, mon blog, l'amitié, l'ennemitié, le ciel, l'enfer, la/les religions, <--


Et ça ç'est presque sans y penser.


Un simple tas, dont le tri va m'inspirer, à coup sûr, d'autres thèmes.


J'y pense, si t'as des trucs à rajouter, vas-y, te gènes pas, après tout, c'est toi qui veut savoir.


La forme, le fond, tout est là.


Comment ???


Comment ça le billet ???


Y va faloir que tu te contente du making of pour tusuite, parceque j'ai travaillé très  fort là, et que là, j'ai sommeil.






Yuan